L’être humain.

Un être complexe, difficile à comprendre. Surtout car il cherche toujours à se compliquer toujours tout. A se poser des questions, à se borner à des principes pour la plupart illogiques et non cohérents.

Il passe toute sa vie à chercher ce qui le complètera. Et quoi de mieux qu’un autre être humain se dit-il ?

Sauf que voilà. Il se rend bien compte que la perfection n’existe pas. Les doux contes de fée ne sont finalement que des contes.

Mais à tout problème sa solution ! La solution ? Faire cadrer l’autre à sa vie. On va le modeler, le modifier, le transformer. Jusqu’à se qu’il colle à notre vision parfaite de la vie. On aime à croire qu’une fois unis dans la même direction tout ira pour le mieux.

Mais alors (et oui il y a toujours un mais), il n’y a plus aucun challenge… Le petit piment qui avait justement attiré ces deux êtres l’un à l’autre n’est plus.

Alors on se cherche des excuses, on déprime, on se détruit, on se sépare. Parce qu’une vie qui tourne bien, cela ne convient pas à la plupart du monde. Surtout quand cette vie est atypique et non conforme au moule en vigueur de la société.

On cherche toujours à avoir ce qu’on n’a pas ou ce qu’on ne peut pas avoir. Et quand un jour on finit par l’avoir, on s’en défait. Au final, l’envie et le fantasme sont toujours plus forts que l’acquis.

Pour ma part, comme tout bon humain, j’ai connu ça. Je suis passée par là. Puis j’ai eu un gros trou dépressionnaire. Et puis un déclic. Des larmes, encore, toujours, pour finalement ne plus en avoir à verser. Suivi d’une profonde remise en question. Et de quelques décisions et buts à atteindre.

Maintenant voilà. Je sais où j’en suis. Je sais où je veux aller. Je ne cherche plus, je n’ai plus rien à chercher. Je ne cherche pas à changer les autres ni à me changer pour eux. Je cherche juste à vivre. Sans me poser toutes ces questions qui me rongeaient la tête. Je sais où je peux aller. je connais mes limites. Certaines peuvent être dépassées, d’autres non. Je suis comme ça, voilà tout.

Je me suis surtout rendue compte que je ne comprendrai jamais l’être humain. Et ça me désolé un peu j’avoue. Parce que je me heurte à des murs que je ne vois pas et qui me bloquent dans mes objectifs.

Si seulement les gens pouvaient être libérés du carcan dans lequel ils s’enferment… S’ils se donnaient la peine de vivre leur vie au lieu de survivre, de se cacher, de se limiter, de réfléchir… Laisser libre court à son instinct quelques fois ça a du bon. Rester confiné n’amène pas à grand chose. On a qu’une vie après tout, autant en profiter sans se prendre la tête sur tout.

Mais bon, je reste pour beaucoup une grande utopiste qui devrait plutôt me confronter à la morosité de la vie au lieu de vivre comme ça.